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 evading shadows, (arya)

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take what is ours
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MessageSujet: evading shadows, (arya)   Mer 10 Jan - 23:25


evading shadows
arya et dewitt / Even a well lit place can hide salvation. the heroes and the thieves are left to drown. But everyone knows by now, fairytales are not found. They’re written in the walls as we walk in a straight line, Down in the dirt with a landslide approaching. – STARSET.

La porte s’était refermée derrière lui avec un léger grincement. Il s’avança vers le bureau, laissant glisser la veste de ses épaules. Les ordres avaient été distribués, et le Iron Lady avait repris la mer sans imprévus supplémentaires. Une fois l’équipage ennemi maîtrisé, les pirates avaient pu mettre faire main basse sur leur cargaison. Le transfert s’était effectué sans revirement de situation. Aucun des marins survivants n’avait été autorisé à rejoindre les rangs des voleurs ; la décision de leur capitaine les avait condamnés avant même qu’ils ne s’en rendent compte, et les ordres du capitaine DeWitt avait été clairs. Ils n’embarqueraient personne. Ceux qu’ils ne tueraient pas en abordant seraient abandonnés dans leur sillage sur un navire saboté. Et c’était ce qu’ils avaient fait, sans même ciller. Le capitaine ennemi avait été abattu des mains même de DeWitt, alors qu’il avait tenté de résister plus longtemps que son équipage n’était capable d’encaisser. Une fois la tête du serpent coupée, le capitaine pirate avait ordonné un cessez-le-feu. N’ayant plus de comptes à rendre à la folle ambition de leur supérieur, les marins ennemis encore en vie s’étaient empressés de se rendre. L’ordre avait été donné de les épargner. De vider leur navire, puis de le saboter. De repartir, et de les laisser à la dérive, sans possibilité de reprendre la mer. Peut-être quelqu’un les trouverait-il, peut-être quelqu’un les secourrait-il. Dans tous les cas, ce n’était désormais plus les affaires du pirate. La prise avait été récupérée. L’équipage était satisfait. Son rôle de démon à l’encontre de ces pauvres hommes s’arrêtait donc là.

Le rouge avait commencé à tâcher sa chemise lorsqu’il la releva. Le bandage grossièrement enroulé autour de son torse ne retenait plus l’hémoglobine ; un filet de sang avait coulé le long de son abdomen, tachant l’ourlet de son pantalon. Machinalement, il attrapa une chemise propre, qu’il appuya contre le bandage sanguinolent. La douleur lui fit serrer les dents, mais il l’ignora. Il contourna le bureau, débouchant d’une main la bouteille de rhum qui l’y attendait. Il en absorba une gorgée sans prendre la peine de se servir d’un verre, puis la reposa. Un instant, il ferma les yeux. Il avait demandé à ne pas être dérangé. Il avait distribué ses ordres quant au trajet du retour, et ceux-ci avaient été suffisamment clairs pour que ses hommes comprennent de ne pas le déranger à moins d’une véritable raison. Au besoin, Arya était sur le pont, et se chargerait de les aiguiller. Elle n’avait pas besoin de lui pour prendre une bonne décision, et il lui faisait parfaitement confiance pour aligner les rangs dès que ceux-ci auraient tendance à se dissiper.

Entre la fin de l’abordage et le début de la gestion des marchandises, il avait pris quelques minutes pour s’enfermer dans sa cabine. Le bandage de misère qu’il s’était alors fait avait couvert la plaie le temps qu’il fallait, et il avait pu gérer la récupération du butin sans que personne ne s’inquiète de quoi que ce soit. Mais désormais, ce n’était plus suffisant. Désormais, seule une chemise roulée en boule, à moitié glissée sous celle qu’il portait toujours et qu’il avait un peu relevée, empêchait les bandelettes de dégorger. La douleur lui fendait le flanc. Il allait lui falloir s’en occuper. Trouver une solution, et éviter si possible de passer entre les mains du chirurgien. L’idée même qu’un médecin ne s’approche de la plaie lui déplaisait. Attirer l’attention sur lui était la dernière chose qu’il désirait, et il savait que bien d’autres membres de l’équipage avait davantage besoin des soins que leur chirurgien pouvait prodiguer. L’abordage avait laissé nombre de blessés parmi eux, et l’homme était suffisamment débordé pour qu’une petite coupure sur le capitaine ne soit réellement préoccupante.

L’estafilade débutait sur son abdomen, et devenait plus profonde à mesure qu’elle gagnait les côtes flottantes. La douleur se propageait le long de la blessure, et l’alcool peinait à la contenir. Lentement, l’homme prit place sur sa chaise et ferma les yeux. Sa tête s’appuya contre le haut dossier. L’espace de quelques instants, il ne prêta plus attention à rien d’autre qu’au rythme de sa respiration. Dans peu de temps, il se relèverait. Dans peu de temps, il trouverait de quoi s’occuper de cette plaie. De quoi l’empêcher de saigner. Dans peu de temps, il prendrait soin d’arrêter de se vider de son sang. Mais pour le moment, il avait besoin de souffler. Besoin de faire corps avec la douleur, pour mieux l’accepter.

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take what is ours
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MessageSujet: Re: evading shadows, (arya)   Mer 10 Jan - 23:45

evading shadows
— Alastar DeWitt & arya wolffgard —

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Abandonner des hommes en mer pourrait paraître cruel. Pourtant, c'était la vie que la blonde avait adopté depuis vingt ans. Et leur sort ne la préoccupe pas. Il lui a fallu se battre toute sa vie pour en arriver où elle est et malheureusement, son chemin est parsemé de corps. Tuer ou être tuée, c'est l'unique règle à suivre pour se tailler une place. Cette vie de pirate, elle ne l'a pas choisie mais à présent, elle est forgée dans le fer et ne se voit pas être une autre personne. C'était la vie à adopter pour survivre et si elle est aujourd'hui toujours en vie, c'est parce qu'elle s'est endurcie. Personne ne s'est arrêté pour l'aider quand elle en avait besoin. Elle a été obligée de se débrouiller seule, alors elle n'a aucune pitié pour les marins de d'autres équipages. Personne n'a cherché à la protéger par le passé, pourquoi se préoccuperait-elle de la survie des autres ? Les seuls qui comptent, ce sont les membres de son équipage. C'est le Iron Lady. Les autres ; elle n'en a rien à faire. C'est donc sans remords qu'elle dirige les matelots loin de la carcasse de bois qu'ils viennent de piller, y laissant l'équipage ennemi dériver impuissants sur l'océan.

Pour survivre dans un monde de brutes, elle a dû embrasser la violence et en faire une amie. Ou du moins, s'y immuniser. Installée sur le pont, elle observe les marins qui s'activent alors qu'elle tente de nettoyer le sang qui enveloppe ses mains. L'abordage a été un succès et elle regarde finalement la silhouette du vaisseau endommagé disparaître à l'horizon à mesure que le Iron Lady s'éloigne avec leur nouvelle cargaison. Parfois, elle observe son équipage pour s'assurer qu'ils s'activent et ne traînent pas les pieds. Un ordre par ci, un autre par là - les directives du capitaine sont claires, elle ne fait que les renforcer. Ce dernier a disparu depuis un moment, probablement isolé dans ses quartiers comme à son habitude. Elle avait capté cependant, dans un bref éclat vermeille, que quelque chose n'allait pas. Elle se doute qu'il avait été blessé dans la bataille et s'il refusait des soins, c'était qu'il s'enfermait dans sa cabine pour endurer les douleurs sans personne pour le déranger. Après toutes ses années à ses côtés, elle sait que dans un temps comme celui-ci, elle doit le laisser tranquille un moment.

Quand elle se décide enfin à se lever du baril qu'il lui servait de banc, elle tapote l'épaule du timonier, et d'un signe de tête, indique qu'elle lui fait confiance pour les mener à bon port. De toute façon, s'ils rencontrent un danger sur la route, ils savent où la trouver. Elle dépose le linge souillé de sang dans les affaires du chirurgien dès qu'elle descend sous le pont. Comme elle se doute que leur capitaine cache quelques blessures, elle prend subtilement des bandages propres et autres médecines. S'arrêtant devant les quartiers de Dewittt, elle cogne deux coups clairs à la porte avant d'ouvrir sans attendre de réponse. Un autre membre de l'équipage n'aurait jamais osé faire preuve de tant d'audace mais la blonde sait encaisser les sautes d'humeur du capitaine. Elle le salue d'un signe de tête et referme la porte derrière elle pour ne pas être dérangés. S'il s'est isolé ici, c'est qu'il a besoin d'un peu de solitude. Jack lui jette un bref regard, analysant la situation et comprend bien vite qu'elle avait raison. Il est blessé. « I knew something was wrong. Let me see. » Ce n'est pas un ordre, plutôt une requête polie.

Ses instincts maternels, à défaut de pouvoir se concentrer sur sa fille étrangère, elle les tournent vers ses compagnons de mer. Vers son capitaine. Elle peut se montrer très possessive et protectrice avec les membres du Iron Lady simplement parce qu'ils sont devenus sa seule famille. Des fils, des frères, de précieux amis qui ne s'arrêtent pas sur la nature de son sexe. En temps normal, elle ne serait pas la bienvenue sur un autre navire. Mais ici, sur ce pont, elle a trouvé une maison. Elle dépose le matériel qu'elle a apporté avec elle sur son grand bureau pour ensuite s'approcher. Cependant, elle ne s'interpose pas, attendant sagement que Dewitt lui donne la permission de jeter un oeil à l'étendue des dégâts. S'il refuse les soins du chirurgien, peut-être qu'il la laissera le rafistoler au meilleur de ses connaissances. Après tout, ils forment aujourd'hui une excellente équipe, terrorisant mers et océans. Elle lui fait aveuglément confiance et elle ose espérer que c'est réciproque.

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MessageSujet: Re: evading shadows, (arya)   Mer 10 Jan - 23:48


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Les coups frappés à la porte lui firent relever le nez. Ses dents restèrent serrées, et pas le moindre mot n’invita la présence à entrer. La vérité était que si le motif de la visite était urgent, l’autre insisterait ; et s’il s’agissait de Arya, elle entrerait.

La porte s’ouvrit, et ce fut sans surprise que le capitaine observa la tête blonde passer dans l’encadrement. Sans se faire prier, elle s’approcha et referma le battant derrière elle. Un seul regard aux fournitures qu’elle avait entre les mains indiqua à l’homme qu’elle avait compris avant même de le voir ainsi assis. Il était blessé, et elle l’avait bien deviné. Il la regarda s’approcher, et écouta les quelques mots qu’elle lâcha. Il laissa un long soupir couler dans la pièce, sans chercher à le retenir. Pourtant, celui-ci n’était en rien dirigé contre Arya. La plaie commençait à se faire plus lancinante, et la tentation de reprendre un nouveau verre pour faire passer la douleur serait bientôt forte. Il savait que ses sens n’en seraient néanmoins pas trop émoussés, et que le navire pouvait bien rouler sous le commandement de sa seconde le temps qu’il récupère du mauvais coup qu’il avait encaissé. Il le savait, et ce n’était pas la fierté qui le retenait. Il n’aurait su le décrire, n’aurait su l’exprimer. Peut-être était-ce simplement cette haine d’avoir été touché, et de deviner qu’on lui ferait prendre un repos dont il n’avait plus envie ou besoin depuis de longues années.

Elle posa les quelques objets qu’elle avait amenés sur le bureau, et le contourna sans ajouter un mot. Il ne la regardait plus. Ses yeux s’étaient perdus dans le vide de la cabine, alors qu’il avait resserré un moment la pression sur son flanc. Il savait que le sang essayait de s’échapper, bien plus empressé à cet endroit-là que sur son abdomen. La plaie sur son ventre était superficielle, et ne s’était qu’aggravée en s’en éloignant. Il savait qu’il y survivrait, et que les soins que Arya finirait par lui prodiguer empêcheraient qu’il ne se vidât de son sang sur le plancher. Mais à cet instant précis, la fatigue était encore trop pesante pour qu’il ne réussît à se livrer volontairement aux doigts fin de la pirate. Il le savait : il n’était pas le seul à avoir été blessé. Le chirurgien devait être en train de s’empresser aux chevets des autres marins à ce moment même. Et, au fond de lui, une pensée persistait pour ceux dont les plaies étaient bien plus graves que les siennes. Il avait vu l’état de Murray au sortir de l’abordage. Il se souvenait de son état, lorsqu’il s’était approché pour le secourir face aux deux marins qui l’acculaient progressivement vers le mât. Il savait que les blessures que le gibier avait essuyées seraient plus difficiles à canaliser que les siennes. Et à dire vrai, ses connaissances en médecine étaient trop sommaires pour savoir si l’homme reverrait un jour Blackraider Bay.

Alors que ses pensées s’évadaient, sa main libre s’était posée sur l’accoudoir de sa chaise. Lentement, il s’y était appuyé pour se relever, retenant à grand peine une grimace de douleur. Ses dents serrées la continrent néanmoins, et il fit bientôt face à sa seconde. Ses doigts quittèrent l’accoudoir pour attraper la chemise à moitié levée. Il ne relâcha cependant pas la pression du linge sur la blessure. S’il tirait sur la plaie pour faire passer sa chemise par-dessus sa tête, il savait que le sang se mettrait alors à couler abondamment. « Help me. » articula-t-il en un léger grognement. Si elle voulait voir de quoi il retournait, il n’y avait pas le choix. Elle allait devoir l’aider, et il lui faisait confiance pour faire en sorte de ne pas aggraver son état dans le processus. « How's Murray ? » La question lui avait échappé avec une grande simplicité. Les yeux baissés vers le sol, son corps suivait les mouvements qu’elle instiguait, afin de ne pas lui rendre la tâche plus ardue qu’elle ne l’était déjà. Il savait que si elle avait récupéré de quoi l’aider, elle avait sans aucun doute croisé le chirurgien. Et de ce qu’il avait vu au moment de décharger la cargaison de leur prise, le marin était peut-être le plus urgent à soigner. Depuis l’instant où il l’avait lui-même laissé entre les mains du chirurgien, il ne l’avait pas recroisé. Murray avait été incapable d’aider à décharger le navire ennemi, et le capitaine s’était par la suite retranché bien trop vite dans ses quartiers pour avoir aucun ouï-dire de l’état de ses hommes. S’ils avaient perdu un membre de l’équipage, Arya serait venue le lui dire — et il le savait. Et s’il y avait quoi que ce soit à savoir sur l’état des hommes, il savait également qu’elle était la mieux placée pour l’informer. Depuis qu’elle était arrivée sur le navire, plusieurs années auparavant, ses instincts maternels s’étaient déployés sur l’équipage avec un naturel sans pareil. Ils ne lui avaient pourtant jamais porté préjudice, fortement contrebalancés par sa capacité à se battre et à encaisser la vie en mer comme n’importe lequel d’entre eux. Mais c’était en partie cette bienveillance qui l’avait portée au poste où elle était aujourd’hui. Et cela, son capitaine le savait. Il appréciait l’avoir à ses côtés pour les mêmes raisons — sachant, alors, que tous étaient entre de bonnes mains, aussi dures puissent-elles parfois se montrer.

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MessageSujet: Re: evading shadows, (arya)   Mer 10 Jan - 23:55

evading shadows
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Sans surprise, elle entre dans la cabine du capitaine pour le trouver entrain d'endurer la douleur sans aucun regard pour le déranger. C'est en parfaite concordance avec son caractère. Quant à elle, Arya sait qu'elle ne pourrait jamais être capitaine. Elle serait bien incapable de s'enfermer pendant des heures dans ses quartiers. Elle préfère de loin l'inconfort de son lit de fortune se balançant au rythme des vagues. Les ronflements de l'équipage, le grincement de la structure de bois. C'est beaucoup plus animé. Mais ici, dans la cabine de DeWitt, personne ne vient déranger. Sur ce point, ils ne peuvent être plus différents. Là où il préfère la solitude, Arya est incapable de s'isoler complètement. Elle a beau être méfiante et secrète, elle adore la compagnie de ses frères d'armes. Y compris le capitaine qui finit par se redresser, tendu. Lorsqu'il lui demande de l'aider sans plus faire de cas, elle hoche la tête et entreprend de le débarrasser de sa chemise. Pendant qu'elle l'aide à lui retirer tout en prenant soin de ne pas ouvrir plus encore ses plaies, elle garde le silence. Elle est méticuleuse, et concentrée. Une fois débarrassé de ses habits, elle se redresse et marque une pause tout en le fixant sérieusement. « It doesn't look good. » Elle parle de l'état de Murray, bien sûr. Pas la peine de dire au capitaine que ses blessures sont profondes, il doit déjà le savoir avec la douleur qu'il doit ressentir. La Wolffgard ne peut qu'imaginer ce qu'il endure. Des blessures, elle en a elle-même essuyé beaucoup, ce n'est jamais une partie de plaisir. Encore moins lorsqu'elle était seule à fuir dans les campagnes françaises, les pieds mutilés à force de courir. C'était un miracle qu'elle ait pu survivre assez longtemps pour être ramassée par le Iron Lady dans sa fuite. Elle n'avait pas eu de chirurgien pour la soulager, ni aucun soutien à cette sombre époque. Elle avait été livrée à elle-même. Parfois, elle se demande toujours comment elle a pu survivre à cette tragédie. Mais probablement que rien n'arrive sans raison, suivant tous un chemin décidé d'avance pour un quelconque Destin. Car sans l'accusation injuste contre elle, sans son voyage vers les Caraïbes et puis son chemin qui croise le Iron Lady, elle ne serait pas celle qu'elle est aujourd'hui. Et comme Arya n'aime pas trop repenser au passé, elle se concentre plutôt sur le présent. Sur DeWitt et rien d'autre. « He lost a lot of blood, and is really weak. I don't know if he'll survive to be completely honest. » Sa vie est entre les mains du chirurgien, y'a rien qu'ils peuvent faire de plus. Il se félicitera probablement de ne pas détourner l'attention du spécialiste des blessures d'un mourant. Qui sait... peut-être qu'il s'en sortira. Après tout, le chirurgien a pu le traiter très tôt.

Quelques secondes peuvent souvent faire une grosse différence entre la vie et la mort. Et une vie de pirate est une vie de périls. L'adrénaline du danger comme seule alliée. C'est devenu leur quotidien, à tous ceux qui vivent sur ce pont. « Now... This may hurt but... don't punch me, will ya ? » Un sourire furtif passe sur ses traits avant qu'elle ne reprenne aussitôt son sérieux. Elle ne peut se permettre d'être distraite pendant qu'elle essaie de lui poser les quelques pansements qu'elle a sous la main. Elle sait qu'elle doit les placer de façon à bien protéger les plaies pour ne pas qu'elles s'ouvrent davantage. Certes, elle n'est pas chirurgienne, loin de là, mais elle n'a jamais aimé dépendre des autres alors elle peut se vanter d'avoir une petite base pour prendre soin de blessures. Souvent les siennes. Les bandages qu'elle s'apprête à lui administrer devront suffirent le temps que le chirurgien puisse prendre la relève. En général, les capitaines passent avant les autres mais elle connaît assez bien DeWitt pour savoir qu'il ne se pointera jamais chez le soignant avant d'être sûr que Murray va mieux... ou ait succombé à ses blessures. Elle prie que ce ne soit pas la seconde option. Vidant son esprit de tout le reste, elle commence à poser les bandages sur son flanc. Déjà,le tissu se gorge de rouge mais la blonde n'y fait pas attention. Elle s'assure que la chair reste bien comprimée ensemble. Parfois, elle jette un coup d'oeil aux réactions de DeWitt, sachant très bien que ça doit être atrocement souffrant. Elle passe ensuite une bandelette de part et d'autre de son torse, la passant ensuite par dessus son épaule pour s'assurer que le tout reste en place. Bien qu'elle n'a pas terminé, elle s'arrête un instant, préférant lui donner un moment de répit avant de reprendre. « What happened ? » Peut-être que parler allait lui permettre de se changer les idées. Ailleurs que sur la douleur. Il n'est pas l'homme le plus bavard qu'elle connaisse, bien autre contraire, mais d'un autre côté, elle se demande vraiment comment il a pu être atteint si gravement alors qu'il n'est pas facile de le surprendre. Des vieux loups de mer comme lui, comme elle ; ils n'ont survécu aussi longtemps sans raison. Elle est bien curieuse de savoir qui a pu passer sa garde.

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MessageSujet: Re: evading shadows, (arya)   Jeu 11 Jan - 0:29


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Lorsqu'Arya se redressa, le capitaine releva instinctivement la tête vers elle. Ses yeux croisèrent le regard fixe et sérieux qu’elle lui servait et, l’espace d’une seconde, il eut peur que la mauvaise nouvelle ne tombe. Il n’en fut pourtant rien. Murray était encore vivant — visiblement en piteux état, mais vivant. Sans rompre le contact visuel, l’homme écouta attentivement sa seconde. Il hocha doucement la tête lorsqu’elle eut terminé, malgré la dureté des nouvelles qu’elle lui apportait. Ç’aurait pu être pire, et DeWitt le savait. Le médecin aurait pu recevoir Murray trop tard — ou pire que cela encore, le capitaine aurait pu ne pas arriver à temps pour empêcher ses agresseurs de l’achever. Quel que soit l’état actuel du matelot, il était encore en vie. Et rien que pour cela, les choses commençaient mieux que ce qu’elles n’auraient pu être.

Arya finit par reprendre la parole, s’adressant cette fois à sa blessure à lui. Le sourire qui passa sur les lèvres de la pirate se répercuta sur celles de son capitaine. Le rictus fut encore plus furtif, presque invisible sous la grimace légère qui tordait le reste de son visage. Le tout disparut sans plus attendre, tandis que sa vis à vis retrouvait également son sérieux. Dewitt souleva la chemise qu’il maintenait pressée contre la balafre ; rapidement, Arya se pencha sur la plaie, et les traits du capitaine se crispèrent sous le coup de la douleur. Ses mains avaient trouvé le rebord de son bureau, contre lequel il s’était appuyé pour permettre à sa seconde de le soigner plus facilement. Ses phalanges blanchirent lorsqu’il serra instinctivement le rebord de bois. Ses mâchoires se contractèrent et il ne put empêcher son regard de tomber sur le plancher de la cabine, en quête d’une accroche visuelle qui lui permettrait de se concentrer et d’oublier la douleur provoquée par les gestes d'Arya. Il ne bougea pourtant pas, la laissant mener à bien son œuvre comme elle pouvait. Les conditions n’étaient pas idéales, pour lui comme pour elle ; tous deux le savaient, et l’homme n’avait aucune envie de lui compliquer encore davantage la tâche.

Il s’efforça de lui simplifier le passage de la bandelette autour de son torse puis de son épaule, suivant avec précaution les mouvements qu’elle effectuait. Lorsqu’elle prit finalement une pause, ses dents restèrent serrées quelques instants. Sa respiration sifflante se fit plus régulière, et ses doigts relâchèrent progressivement le rebord du bureau auquel il s’était agrippé. Les mots d'Arya ne lui font cependant pas relever la tête. Il laisse quelques brèves secondes s’écouler ; la douleur reflua progressivement, pour ne se concentrer qu’à nouveau sur la balafre elle-même. « He was trying to get rid of a man. Was about to do so when I saw a second one coming from behind him. I couldn’t reach him in time. » Finalement, le capitaine releva la tête. Ses traits se crispèrent brièvement tandis qu’une pointe de douleur lui fendait le flanc. Son regard se posa sur Arya. « I stunned my own assailant, but he recovered quickly, and I went outnumbered while helping Murray. » Très vite, les choses étaient devenues compliquées. Et même si le pirate avait pu profiter de l’effet de surprise pour se débarrasser rapidement des deux hommes qui s’en prenaient à Murray, le troisième lui avait donné bien plus de fil à retordre. Le résultat lui tirait désormais un rictus douloureux, et peinait à cesser de suinter sur les doigts de sa seconde. Au moment de s’élancer pour aider son homme, DeWitt l’avait su : l’idée était dangereuse. Pourtant, il avait misé sur son expérience et les capacités qu’il se connaissait depuis de nombreuses années ; et il s’en était tiré, une fois de plus. Deux des trois hommes étaient morts rapidement, et le troisième avait été suffisamment blessé pour ne pas se relever. Après eux, le pirate s’était directement dirigé vers le capitaine du navire ennemi, et avait mis fin à ce combat qui avait déjà fait couler trop de sang.

Le regard de l’homme se détacha d'Arya. Ses yeux parcourent un instant le bureau, tandis qu’il se murait à nouveau dans le silence. Beaucoup de capitaines oubliaient les principes mêmes de la piraterie lorsque leur vie était en jeu. DeWitt, lui, portait naturellement ces valeurs, et c’était ce qui, sans aucun doute, faisait de lui un capitaine encore apprécié par ses hommes, y compris après tant d’années. Les pirates s’étaient regroupés sous un désir de liberté et d’égalité. Chaque homme avait voix au chapitre, et possédait les mêmes droits fondamentaux que tous les autres. Selon les codes, les parts des butins elles-mêmes devaient être séparées équitablement. Pourtant, dans beaucoup d’équipages, la hiérarchie laissait une trace beaucoup plus nette. Le capitaine était clairement au-dessus de ses hommes et, bien vite, sa vie et sa richesse se mettaient à prévaloir sur celles de son équipage. Mais pas ici. Pas sur le Iron Lady.

Pas sous le commandement de Arya, et encore moins sous celui de DeWitt. Au moment où Murray s’était retrouvée en difficulté, sa vie avait eu la même valeur que celle de n’importe quel autre membre de l’équipage — de la seconde et du capitaine y compris. C’était ce qui faisait que ce dernier n’avait pas hésité une seule seconde avant d’aller au secours du marin.

C’était ce qui faisait qu’il n’hésitait jamais.

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MessageSujet: Re: evading shadows, (arya)   Jeu 11 Jan - 0:57

evading shadows
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Le laissant reprendre le contrôle sur la douleur, elle écoute attentivement ce qui s’était passé. Elle aurait fait comme lui si c’était elle qui avait été auprès de Murray. Alastar et elle avaient peut-être survécu toutes ses années mais personne n’est immortel. Les blessures sont fréquentes, peu importe son affinité avec une lame entre les mains. Au moins, toutes ses années leur ont donné assez d’expérience pour se sortir de situations complexes. Les purges n’ont pas su achever l’équipage du Iron Lady, elle est convaincue qu’il en faudra bien plus pour faire tomber son capitaine. Son respect pour lui n’a pas de limites alors c’est avec minutie et délicatesse qu’elle reprend sa besogne de soigneuse du dimanche. Sans avertissements, elle sert d’un coup sec le bandage sur son flanc pour qu’il soit bien comprimé et arrêter le flux de pourpre qui s’en échappe. Elle ne dit rien, ne laisse rien paraître mais le teint gris d’Alastar lui fait réaliser qu’il a peut-être perdu un peu trop de sang… vaudrait mieux éviter qu’il perde conscience ou pire encore. Son geste lui tire un grognement mais elle n’y fait pas attention et continue de s’assurer que le bandage est bien en place. Lorsqu’elle est satisfaite de son travail, elle se redresse et plante son regard dans celui du capitaine. « That should stop the bleeding. For now. » Pas besoin de lui recommander d’aller voir le chirurgien plus tard, elle sait qu’il comprend la situation tout aussi bien qu’elle. Et s’il s’entête à s’enfermer dans ses quartiers, elle l’y traînera de force s’il le faut. Mais ce sera en temps et lieux. Pour l’instant, vaut mieux espérer que Murray s’en sorte. « They were experimented. It’s been a long time since I saw someone get the best of you. And Murray. » Elle ne cherche pas à le taquiner, elle ne fait que dire les faits. Elle a elle aussi eu du mal à se débarrasser d’un attaquant en particulier. C'est pour ça qu’elle est couverte du sang de l’ennemi. Son pantalon brun est maintenant écarlate mais elle ne s’en rend pas vraiment compte.

D’ordinaire, elle réussit à éliminer un assaillant plus… proprement. Celui-ci l’a forcée à user de plus de force que d’habitude. Le poignarder à répétition pour s’assurer qu’il soit bien mort. Qu’il ne se relèvera pas pour lui planter une dague dans le dos. Parce qu’avec l’énergie du désespoir, leurs victimes peuvent parfois les surprendre. La louve ne baisse que rarement sa garde, sans parler qu'elle se laisse entraîner dans la bataille parfois. Maintenant que le calme était revenue, elle pouvait se permettre de reprendre son souffle. Et DeWitt de même car panser sa plaie n'a clairement pas été une partie de plaisir. Elle décide donc de lui laisser un peu d'espace et va s'installer sur une chaise traînant aux côtés du bureau massif. Elle ramène les quelques mèches blondes qui se sont glissées devant ses yeux et les plaquent sur son crâne. Elle soupire, balance sa tête vers l'arrière. Il n'y a que DeWitt avec qui elle rend totalement les armes. Que lui qui peut voir le côté plus posé de la blonde. Avec les matelots, elle est juste mais implacable. Avec DeWitt, elle a toujours pu être elle-même. Même Harry, le petit matelot sans expérience qui a fait ses premiers pas sur les planches, ça ne le bernait pas. Il ne l'a jamais dénoncé et c'est bien pour ça qu'elle lui fait aujourd'hui confiance.

Par le passé, elle a été accusée de complots imaginaires et ses propres parents n'ont pas cherché à la défendre. Mais Alastar, il était un inconnu à l'époque et a respecté son secret. Arya, elle n'a jamais aspiré à devenir sa seconde. Ça s'est fait naturellement. Une complicité forgée par les années à voguer sur l'horizon marin. Quand le premier capitaine avait voulu accepter les Pardons, Harry était le premier à s'insurger contre un tel plan. Fugitive cachée derrière les traits du gamin, il était hors de question de plier l'échine devant les empires. La piraterie avait été son seul échappatoire. Aujourd'hui, elle n'avait plus besoin de fuir et elle savait que c'était en grande partie grâce à DeWitt. Ce roc qui se dresse devant tout. Alors le voir blessé, ça la dérange. Ça l'enrage, même. « How are you feeling ? » Elle risque fort de se confronter à un silence obstiné mais elle lui demande quand même. Elle espère que ses soins partiels aident un peu. Et s'il a besoin d'autre chose, elle l'aidera. C'est son devoir après tout, veiller sur son capitaine. Tâche qui lui tient à coeur. Personne ne touche aux hommes du Iron Lady sans la voir grogner sa fureur.

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    they send me away to find them a fortune. a chest filled with diamonds and gold. the house was awake with shadows and monsters. the hallways they echoed and groaned. // HALSEY
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